Je m'appelle Bertie Bosredon*
*…en fait c'est Bertrand mais on m'appelle Bertie depuis des années.

Je suis consultant indépendant. J'accompagne les associations, ONG et organisations internationales pour renforcer la collecte de fonds digitale et l'engagement des audiences, et pour adopter l'IA de manière responsable et pratique.
Mon travail se situe à l'intersection de la stratégie et de l'exécution : clarifier les priorités, cartographier les parcours des audiences clés de bout en bout, améliorer la qualité données et la gouvernance, et traduire les besoins organisationnels en feuilles de route actionnables. Je travaille avec une méthodologie qui renforce la confiance auprès de parties prenantes variées et maintient les projets en mouvement dans des environnements aux ressources ou budgets limités (souvent les deux).
J'accompagne régulièrement les équipes avec des analyses de la situation, sélection technologique, production de projets et de campagnes fundraising, coaching et facilitation au changement, avec un focus constant sur l'éthique, la clarté et les résultats.
Je n'avais pas prévu de finir dans le secteur des ONG. Au milieu des années 90, j'ai créé la première agence web dans ma ville natale de Dijon où les chefs d'entreprises me disaient que l'Internet n'avait aucun avenir. Ce qui m'a motivé à quitter la France pour Londres en 1999 où j'ai rejoint une start-up B2B. Un an plus tard, j'ai appris que British Heart Foundation cherchait quelqu'un pour monter une équipe « new media ». À l'époque, seules cinq associations britanniques avaient un responsable web à temps plein (oui, ça ne me rajeunit pas).
J'ai vite compris que les opportunités d'utiliser le digital pour la collecte, les services, le plaidoyer et le recrutement de volontaires étaient immenses. Convaincre mes collègues que les visiteurs donneraient en ligne était une autre affaire. Mais en cinq ans au BHF, les revenus en ligne sont passés de £20 000 à £1,5 million de livres par an. J'ai ensuite rejoint Breast Cancer Care pour monter le département digital, qui a fini par atteindre 27 personnes couvrant le contenu éditorial (web et publications), produits digitaux, design et la communauté en ligne.


Après 11 ans en interne, j'ai remarqué que les voix extérieures portaient souvent plus que les voix internes, même en disant la même chose. Plutôt que d'en être frustré, j'ai décidé de devenir l'une de ces voix extérieures - en fait souvent dire aux directeurs ce qu'ils savent déjà mais que personne n'ose leur dire. J'ai lancé mon activité de conseil début 2012 avec l'idée d'être un responsable digital à la demande. Depuis, j'ai travaillé avec plus de 150 organisations, de petites associations jusqu'aux grandes ONG internationales sur des centaines de projets stratégiques et pratiques.
Ce que j'apprécie le plus dans mon travail, ce sont les entretiens individuels avec les équipes en début de projet. On me dit souvent que ça ressemble à une thérapie. Je suis toujours frappé par le talent et la passion des personnes qui travaillent dans notre secteur. Les trois grands défis que je rencontre n'ont guère changé en 20+ ans : systèmes déconnectés (c'est encore plus vrai avec l'IA prédictive et agentique), départements travaillant en silos et processus parallèles. Tout dépend de la façon dont les organisations adaptent leur état d'esprit, leurs processus et leurs outils à ce que veulent vraiment leurs audiences. Très peu d'ONG ont un véritable CRM, et encore moins comprennent le potentiel.
Les trois grands défis que je rencontre n'ont guère changé en 20+ ans : des technologies déconnectées, des équipes en silos et des processus parallèles. Tout revient toujours à la façon dont les organisations adaptent leur état d'esprit, leurs processus et leurs outils à ce que font réellement leurs publics. Très peu d'ONG disposent d'un vrai CRM et encore moins comprennent ce qu'il peut faire.
Ce que je voudrais surtout voir changer, c'est la façon dont les ONG remercient leurs donateurs après un don. Je teste régulièrement les parcours de donation et la gratitude est presque toujours absente. Un simple email trois mois plus tard montrant l'impact, sans demander plus d'argent, transformerait la relation. Les dons devraient ressembler à un investissement social, pas à une demande de devis d'assurance habitation.


Après 22 ans au Royaume-Uni, j'ai déménagé en Espagne. Je suis basé à Madrid et Valencia. Je travaille à l'international, en anglais, en français et (un peu) en espagnol. En dehors du conseil, je fais de la photo, je joue du handpan et j'écris des pièces de théâtre.

Quelques photos - plus sur bosredon.com
